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  18 C'est quoi ces notes

 

 

 

  001 LOCRONAN (51)

 

 

NOVEMBRE  2011

 

 

 

8 LE CAFE

 

Pour expliquer les différents sens d’un mot, mes élèves de 6°devaient réfléchir sur cette phrase :

« L’avantage du café sur l’autobus, c’est qu’on peut le prendre quand il vient de passer. » (Pierre Dac)

Je me doutais que cette phrase leur poserait quelques problèmes, mais je n’avais pas imaginé à quel point.

En effet la grande question a été : « Comment fait-on le café ? »

Une petite toute mignonne me dit :

- Ben on appuie sur le bouton !

- Quel bouton ?

- Ben le bouton de la cafetière !

- Et comment ça marche une cafetière ?

Grand silence dans la classe… Grand mystère aussi !

- J’ai vu ma maman mettre de l’eau… Ajoute un garçon un peu incertain !

- Ah oui ! Et une capsule aussi ! Vous savez, madame, comme dans la pub avec Georges Clooney !

- Et qu’est ce qu’il y a dans la capsule ?

Après plusieurs tentatives infructueuses… comme « Du produit ? »… « Du colorant ? »… l’un a tenté « Du café ? »

Pauvres enfants ! On les prive des plaisirs les plus simples ! Où sont les bonnes cafetières d’antan ! Je me souviens, chez mes parents, avoir moulu le café en grains… Et ça sentait tellement bon ! J’utilise encore, chez moi, une cafetière, avec du vrai café ! Alors ces pauvres bouts de chou, je les plains ! Ils vivent à l’époque de la technologie… où tout est automatique !! Est-ce qu’ils goûteront un jour un vrai café ? Je leur souhaite !

 

 

 

 

 

 

 

 

  001 LOCRONAN (51)

 

 

 

 

OCTOBRE  2011

 

 

 

 7 IN MEMORIAM



Elle s’appelait Lise.

Lise Bonnafous.

 

D’elle, je ne sais rien, ou presque rien. Professeur de mathématiques. 44 ans. Béziers.

 

Pas même une photo pour mettre un visage sur son cri. Juste l’image d’un véhicule du SAMU et quelques ballons blancs qui s’envolent. A-t-elle laissé une lettre ?

 

Lise, quel joli prénom ! Un prénom fait pour le sourire, car elle était « agréable », « souriante » même au dire d’une de ses élèves.

 

Lise s’est levée un matin, elle est partie travailler avec son bidon d’essence, est entrée dans son lycée, a donné ses cours comme d’habitude et, à la récréation, pendant que ses collègues buvaient leur café et que ses élèves consultaient leur portable, Lise a peut-être regardé autour d’elle une dernière fois, la cour, les élèves, le bâtiment avec la salle où elle avait donné son dernier cours de mathématiques, le lycée, son lycée, et elle s’est aspergée d’essence, et elle s’est embrasée en disant aux élèves qui tentaient de lui porter secours : « Je fais ça pour vous ».

 

Ou peut-être n’a-t-elle rien regardé, murée dans sa solitude et sa douleur, aveugle et sourde à tout ce qui était étranger à son message. « Je fais ça pour vous ».

 

Elle n’a rien dit à personne.

Mais elle a dit l’essentiel.

 

Car cette flamme qui dévorait sa chair n’était qu’une partie de la flamme qui dévorait son âme, ou de celle qu’elle ne parvenait plus à faire surgir dans ce système destructeur des meilleures volontés.

 

Tu t’es trompée, Lise, tu n’as pas fait ça pour eux, pour nous.

Tu as fait ça pour rien.

 

Car personne ne veut t’entendre. Sous prétexte que « nous ne savons pas tout », comme dans toutes les affaires qu’on veut mettre sous le boisseau.

Car de ta chair qui se consume, et de tes doutes, et de ta révolte, de ton courage suprême à l’heure du grand sacrifice, qu’est-il resté ?

 

Les paroles lénifiantes de tes supérieurs soucieux d’étouffer l’affaire comme tant d’autres avant la tienne, l’aller-retour de ton ministre au masque d’affliction qui continuera imperturbablement à faire naître d’autres victimes et d’autres affaires classées, un échange furtif de professeurs entre deux portes, des syndicats qui attendent d’en savoir plus...

 

Ta mort nous met mal à l’aise. On la fuit comme on fuit la maladie, comme on essaie de se protéger de la foudre en se cachant derrière son bras. On aimerait penser que ce qui t’est arrivé ne pouvait arriver qu’à toi. J’aimerais penser que cela ne pourrait pas m’arriver à moi.

 

On se réfugie derrière la moindre circonstance atténuante du crime que tu as commis sur toi, on gratte jusqu’à ce qu’on ait trouvé : « fragilité », « dépression », « mort d’un neveu »...

 

On se précipite sur tout ce qui peut nous éviter de regarder en face nos propres angoisses, nos propres lâchetés, oubliant que nous aurions tous des « raisons » d’en arriver là en cherchant bien : une séparation, un décès, une maladie, une lassitude...

 

Bien sûr, il y a eu d’autres suicides dans d’autres professions. Et l’on doit s’en indigner aussi.

 

Mais l’école, en principe, c’est le don de l’homme à l’homme, il y a quelque chose de gratuit, de passionnel, d’un autre ordre. Presque du sacrifice : « Je fais ça pour vous ». Des hommes à construire, une société à instituer. Pas une entreprise à faire tourner, malgré les petits chefs, les kapos, les dégraissages, les « compétences », les « évaluations », les « outils » et autres jolis termes adoptés par la nouvelle terminologie...

 

Peut-être n’étais-tu pas fragile, mais fragilisée. C’est très différent.

 

Et si ce n’était pas ta vie personnelle qui avait fragilisé ta vie professionnelle mais ta vie professionnelle qui t’avait rendue plus vulnérable, cela étonnerait-il un seul de tes collègues ? Qui n’est pas rentré un jour chez lui morose ou à fleur de peau avec une vague envie d’en finir avec ce métier ?

 

Vox clamantis in deserto.

 

Ils ne disent pas grand-chose, tes collègues, nous, épuisés que nous sommes par la pression constante du système et la vanité de nos efforts dans cette spirale descendante, détachés par force comme le chirurgien qui échange une blague salace avec les internes au chevet d’un mourant.

 

Ce sont des doux, les profs, des pacifiques, des idéalistes, un peu veules parfois, passionnément courageux aussi parfois. Ils ne vont pas brûler des bâtiments, prendre des otages. Ils se brûlent eux-mêmes.

 

Alors, Lise, je vais essayer de continuer aussi ma lutte, ta lutte, histoire que justement, tu ne sois pas morte pour rien. J’ai fait ma minute de parole pour que tu nous pardonnes la minute de silence à laquelle tu n’as pas eu droit, toi qui as offert ta vie dans un sacrifice spectaculaire, dérisoire offrande pour une cause que tu croyais juste. Pour une juste cause. Même si je ne sais pas tout.

 

Pauvre Lise, ma sœur, de quel amour blessée
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée...



Corinne

21/10/2011

http://www.sauv.net/inmemoriam.php



 

 

 

 

  001 LOCRONAN (51)

 

 

SEPTEMBRE  2011

 

6 Pour rire un peu, écoutez ce document : 

 

 

http://youtu.be/R_yO_2WuzzQ

 

  

 

 

 

           001 LOCRONAN (51)

 

 

 

AOUT 2011

 

 

 

5  LA ROSE TREMIERE

 

  

Une rose trémière avait poussé sur un trottoir, entre une école et un collège. Sans doute une graine apportée par les oiseaux !

 

Lorsque je l’ai vue, la première fois, je me suis dit que son espérance de vie était très modeste, vu le nombre d’élèves qui passaient là le matin ! !

 

Curieusement, personne n’y toucha et elle se développa. Les élèves qui passaient à côté la respectaient.

 

Un jour, un pigeon mort fut trouvé dans le caniveau. Je passais devant le matin… me demandant s’il serait retiré dans la journée.

 

Le soir, non seulement il était toujours là, mais une rose avait été posée sur lui… par un élève sans doute.

 

Attention touchante… respect de la nature et des animaux… Qui a dit que les enfants étaient tous des monstres ?

 

 

 

 

 

            001 LOCRONAN (51)

 

 

 

 

JUILLET 2011

 

 

 

4 JOURNEE ORDINAIRE AU COLLEGE

 

Journée ordinaire au collège, au mois de mai dernier… Une 3° arrive avec des talons hauts, très hauts, une collant moulant, très moulant, brillant, un minishort, très mini, un décolleté plongeant (tenue évidemment interdite !).

 

Une prof lui demande de se rhabiller correctement ou d’aller chercher une blouse au secrétariat.

 

Elle quitte la classe… Va aux toilettes et téléphone à son père. (Les portables sont interdits au collège !)

 

Le père arrive, furieux, et incendie tout le secrétariat. Il ne comprend pas !!

 

On lui explique que sa tenue, dans la rue, est une provocation, qu’elle pourrait se faire agresser ! Il nous dit que nous ne pensons qu’à ça et nous traite d’obsédés sexuels (authentique !)

 

Difficile parfois l’éducation !

 

 

 

 

           001 LOCRONAN (51)

 

 

 

 

JUIN 2011

 

 

                                    

3 PERLES DE MES ELEVES

 

Souvent je mets dans mon blog des perles qu’on m’a envoyées ou que j’ai trouvées un peu partout. Mais celles qui suivent viennent directement de mes élèves. Celles-ci, personne encore ne les a jamais lues! Vous en avez la primeur ! 

 

Je mets mes commentaires en rouge!

 

HISTOIRE GEO 

 

Henri IV a régné sur un pays qui aujourd’hui a disparu. Il était composé d’une partie de la Pologne, d’une partie de l’Allemagne et d’une partie de la Floride. 

Des frontières élastiques?

 

Quels sont les trois pouvoirs d’un état ? 

Tuer les gens, la pauvreté, le chômage.

Parfois on le pense… 

 

Après un trou noir, Napoléon a repris le pouvoir, grâce à son homme de main qui a fait tourner la vapeur. 

Un cheval vapeur?

 

Napoléon III a fait gouverner les massifs. 

Il était fort ce Napoléon!

 

Qu’est ce qu’un intendant, sous Louis XIV ? 

Ce sont des hommes du Moyen Age qui restent chez eux car ils n’entendent pas ce qu’on leur dit. 

Logique!

 

Qu’est ce qu’un dragon sous Louis XIV ? 

C’est un gros animal avec une longue queue et qui crache du feu. 

Ben voyons!

 

Explication de la pyramide des âges en France.  Les creux sont dus aux deux guerres mondiales. Les bosses sont dues à après la guerre. Les maris rentrent et bouchent les creux. 

Celle là je l'adore! J'en pleure de rire quand j'y repense!

 

De quels climats subissons nous l’influence à Paris ? 

Polaire… Tropical… 

Finalement ils sont clairvoyants ces gamins!

 

Louis XIV a épousé Edith de Nantes. 

Ou Lady de Nantes?

 

Déclaration des droits de l’homme. La………… étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé. 

Réponse attendue : propriété.

Réponse reçue : religieuse. 

Quel sacrilège! Mdr!

 

Conséquences du climat… 

En été les fleuves sèchent… En été les portails fondent. 

A peu de chose près… 

 

Quelle est la végétation du milieu Océanique ? 

On a de beaux champignons mais pas de palmiers. 

Jolie description!

 

Commentez le choix des prénoms très chrétiens au XVII° siècle. 

Il n’y a rien à dire, cela ne nous regarde pas. 

Et ça… bien avant les inconnus!!

 

Qu’est ce que l’IVG ? 

Interdiction verticale de grossesse. 

Là… ça me laisse sans voix!!

 

Les USA sont devenus indépendants à cause de l’émancipation des femmes et des problèmes entre noirs et blancs. 

Heu… oui peut être!

 

Les sans culottes qui étaient très organisés ont inventé le calendrier balnéaire. 

Ben oui! Ils avaient déjà la tenue pour aller se baigner! 

 

FRANCAIS 

 

La terre n’existait plus… L’air était devenu anesthésique. 

Oui! Il vaut mieux tout oublier! 

 

Le mourant portait sur lui une carte indiquant qu’il était volontaire pour un don d’orgasme. 

Hum! Une dernière bonne action? Mdr! 

 

Commentez les temps du récit. 

L’imparfait semble être le temps de l’inquiétude, le passé simple est le temps du respect. 

Alors là…. respect! 

 

Description de la marée.

Il y avait les vagues, le sable, l’écume et les embryons.

Je ne sais pas si je vais continuer à me baigner… 

 

Que pensez vous du dénouement de ce roman (le héros meurt) ? 

C’est vraiment trop affreudisiaque ! 

Oui… Il y en a que la mort réjouit!!

 

Ce matin-là, à la plage on a pêché des Thierry Lhermitte. 

Bah… Thierry… Bernard… c'est du pareil au même!

 

Hermione s’est suicidée avant de s’enfuir avec Oreste. 

Heu… Dans l'ordre ou dans le désordre? 

 

Commentaires de texte. 

L’amour qui se fait à deux est difficile, j’en conviens ! 

Ha! ça… ça sent le vécu!  

 

Le personnage semble très culturé…. 

Alors c'est vraiment le seul! 

 

Je vous prie d’acquérir mes salutations distinguées….

Oui faites-en donc une provision!

 

Quelques jours avant l’Ascension. 

Un élève : Madame, on n’a pas cours jeudi prochain ? 

Son voisin : Mais non ! Tu sais bien que c’est la Renaissance ! 

On ne voit pas le temps passer!

 

Bisous à tous!

 

 

    001 LOCRONAN (51)

 

 

MAI 2011

 

 

2 PAUVRE PAPA !

  Un jour je donne comme sujet de rédaction « Racontez un fait qui vous a bouleversé. » L’un de mes élèves me fait un long récit, assez bien écrit d’ailleurs, pour me raconter qu’il a vu la voiture de son père brûler devant ses yeux et son père, donc, mourir devant lui.

 

Devant un tel drame, je garde le gamin après le cours et lui demande gentiment, s’il a inventé ou si ces faits sont réels. Il prend un air grave et me dit qu’il a vécu cette histoire. Je compatis et nous discutons un moment…

 

Le temps passe. A la réunion de parents suivante, je discute un moment avec sa maman et je prononce une phrase de ce genre :

« Oui, bien sûr, je comprends, vu les circonstances ! »

Elle me demande alors ce que je veux dire. Je lui dis

« Votre fils m’a raconté le décès de son papa. »

Elle me regarde ahurie et me répond:

« Mon mari va très bien ! »…

 

 

Et là, j’ai eu l’air totalement stupide ! J’en ris aujourd’hui… Mais à l’époque j’ai été bien vexée ! Je suppose que le gamin en question a dû recevoir un bon savon de sa maman pour avoir « tué le père prématurément ! » J’étais jeune prof à l’époque, un peu naïve… Pas encore habituée aux adolescents. Ah ces gosses ! 

 

 

 

            001 LOCRONAN (51)

 

 

 

 

AVRIL 2011

 

 1 LES DIX CHOSES A NE PAS FAIRE QUAND ON EST PROFESSEUR

 

1°) Ne jamais entrer dans la salle des professeurs sans saluer  tout le monde d'un charmant sourire ou d'un bonjour. Cependant ne rien exagérer. Ne pas regarder les collègues en face avant la récréation de 10h30. Le matin, il est de bon ton d'avoir l'air affairé ou exténué. Pas d'embrassades, sauf le jour de la rentrée.

 

 

2°) Ne jamais habiter dans la ville où vous travaillez. Les parents vous reconnaissent au marché ou dans la grande surface où vous faites vos courses. Pas moyen d'acheter un steak ou une casserole sans que tout le collège soit au courant. Les élèves vous dérangent pendant votre footing pour vous demander s'ils ont réussi leur contrôle. Un pointage sérieux est effectué chaque semaine à la sortie de la messe. Si un parent s'étonne insidieusement de ne pas vous avoir vu, demandez-lui, surpris,  ” À quelle messe étiez vous? ” S'il répond dimanche, rassurez –le en prétendant y aller le samedi soir ou inversement. Comme ces gens-là ne changent jamais aucune de leurs habitudes, ils ne vérifieront pas et seront rassurés. Un imbécile rassuré est toujours moins dangereux.

 

 

3°) Ne jamais rire en conseil de classe ou en réunion. Un professeur correct doit se prendre au sérieux dans ce genre de réunion. Ne pas plaisanter avec son voisin (sa voisine). Ne pas avoir l'air heureux. Ne pas passer de petits mots à sa voisine. Ne pas dessiner, même des choses sérieuses. Les fleurs ne sont pas considérées comme des choses sérieuses.

 

 

4°) Ne jamais sortir avec un (une) collègue, à moins de filer le parfait amour jusqu'à la fin de votre vie, ce qui, comme chacun sait, est difficilement réalisable. Comme la rupture est quasi inévitable, vous vous préparez des lendemains difficiles : regards noirs, règlements de compte de tous genres, malaise des collègues, ricanements des élèves. Cette clause est parfois regrettable, mais dans la vie, il faut faire des choix! Cependant, l'amitié n'est pas interdite, mais elle ne doit pas être intempestive, elle doit rester modeste et discrète. Trop d'affection paraît suspect et dérange.

 

 

5°) Ne jamais faire de réflexions concernant l'âge des collègues. Passé 40 ans, les gens sont extrêmement pointilleux sur ce genre de détail. Toute allusion, même minime, est très mal vécue. Par contre, ne pas se gêner pour ridiculiser les plus jeunes. Pour eux, ce n'est pas grave. Ils supporteront. Il est même de bon ton de leur parler sur un ton légèrement supérieur, voire condescendant. C'est le privilège de l'âge. Et puis c'est normal, puisqu'ils sont jeunes, ils n'ont aucune expérience et doivent donc accepter l'attitude de leurs aînés. Cependant, il est bien vu de préparer une fête pour les 50 ans des collègues. Une façon comme une autre de remuer le couteau dans la plaie. Ne pas participer serait sacrilège! Vous aussi vous aurez 50 ans!

 

 

6°) Ne pas contredire le (la) chef. S'il est devenu chef, c'est forcément qu'il était meilleur que nous! Acquiescer à tous ses propos. Penser à lui faire régulièrement des compliments sur son travail. Le plaindre aussi, de temps en temps. Lui dire que l'on comprend très bien la somme de travail qui est la sienne. Accepter ses discours même s'ils sont interminables. Il vaut mieux rater votre train et conserver son estime. Votre vie personnelle a peu de poids.

 

 

7°) Ne jamais dire en salle des professeurs : ” Il est quand même bon ce Chirac (Jospin)” sous peine de perdre l'estime de 50% de vos collègues. Ne pas afficher ses lectures. Cacher le Figaro (l'Humanité, le Canard enchaîné…) au fond de votre sac. Les lendemains d'élection, se contenter de chiffres et de pourcentages, qui ne vous engageront à rien. Ne pas prendre un air réjoui ou exagérément déçu.

 

 

8°) Ne jamais dire aux élèves que le paquet de dictées ou de rédactions a été corrigé si ce n'est pas le cas. Si vous mourriez brutalement, avant d'avoir pu le faire, vous seriez déshonoré ad vitam æternam. Pensez qu'on pourra dire de vous : ” C'était un homme (une femme) admirable que nous regretterons beaucoup! ” Même si le lendemain on vous a déjà oublié.

 

 

9°) Ne jamais se fâcher quand on vous dit : ” Avec toutes les vacances que vous avez!!……” Prendre au contraire un air modeste, à la limite coupable. Ne jamais préciser qu'on a un travail important à la maison. C'est normal. On est payé pour ça. Un (ou surtout une!!) prof doit pouvoir :

 

1) Faire son cours en se demandant ce qu'il fera à dîner le soir même.

 

2) Préparer le dîner en se demandant quel texte il choisira le lendemain.

 

3) Choisir un texte en pensant au film qu'il va regarder à la télé.

 

4) Regarder la télé en se préoccupant du tas de linge à repasser qui augmente.

 

5) Repasser son linge en pensant au gros câlin qu'il va faire en fin de soirée.

 

6) Et faire un gros câlin en se demandant s'il n'a pas oublié de préparer un cours !

 

 

10°) Ne jamais se plaindre si nos élèves sont ignares. C'est forcément notre faute. Les parents savent les élever, nous ne faisons que saboter leur travail! L'enseignement serait parfait si on supprimait les profs. Ne jamais avouer qu'on est prof. Le reconnaître, à la rigueur, comme une maladie honteuse ou un mal nécessaire. Ne pas prétendre s'intéresser aux élèves en difficultés. Préférer parler des surdoués, c'est plus noble et plus gratifiant. Enfin, ne jamais oublier cette maxime : pour les optimistes : un prof heureux, c'est un prof à la retraite, pour les pessimistes : un prof heureux, c'est un prof mort!

 

 

 

           001 LOCRONAN (51)

 

 

 

 

 

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